JOURNAL DE BORD SAINTE-LUCIE 2007

DU BEAU MONDE A SAINTE-LUCIE !

15 au 18 octobre 2007


Lundi 15 octobre

La matinée commence par un petit coup de stress car, bien que parti en avance, je passe vingt cinq minutes pour faire les deux premiers kilomètres en direction de l’aéroport. Heureusement, le bouchon se dissout, j’arrive à l’heure et je ne manque pas mon avion qui se pose sans encombre, après avoir bien vibré durant quinze minutes, sur l’aéroport Georges Charles de Castries. Il est neuf heures trente.

L’hôtel est immense ! Il s’étend sur au moins trois cents mètres le long de la plage « Reduit beach » à Rodnay Bay. Au sud un morne massif ferme la baie tandis qu’au nord, les deux sommets de Pigeon Island, parc naturel, sont facilement reconnaissables à l’extrémité d’une magnifique presqu’île qui protège la marina. L’hôtel dispose entre autres d’un tennis et de deux piscines, une classique d’une vingtaine de mètres, et plus loin, un bassin aux formes arrondies, bordé de trois jacuzzis. Le hall est immense, harmonieusement meublé, et s’ouvre directement sur la mer. Surplombant la plage, le restaurant attend déjà ses vacanciers, anglais pour la plupart, et donc rouges et blancs.



Vers onze heures, pendant une première réunion de travail avec les coorganisateurs, dans une pièce plutôt réfrigérée que climatisée, nous tenons entre autres, une longue discussion sur la durée de la pause méridienne : deux heures comme dans les pays latins ou une heure comme dans la Caraïbe ? Nous coupons la poire en deux. A l’issue de la réunion, nous déjeunons ensemble et, face à la mer des Caraïbes, évoquons longuement les dégâts de la neige et des températures extrêmes au Canada…



L’après-midi, je prends deux heures pour peaufiner le discours que je prononcerai le lendemain lors de la cérémonie d’ouverture. Puis, nous nous réunissons de nouveau à dix-huit heures, avec les intervenants cette fois, pour une présentation générale du séminaire, de son programme, de ce que nous en attendons.

Le soir, l’ensemble de la délégation française – neuf personnes – est attablée autour d’un bon repas – eh oui, encore ! -qui n’a rien du Café du Commerce, mais où nous discutons pourtant – évidemment ? – de l’échec de l’équipe de France de rugby face l’Angleterre, chacun y allant de ses pertinentes analyses. Le ton monte évidemment, mais reste courtois…

Avant de me coucher, je mets la touche finale à mon fameux discours et, confiant, m’endors paisiblement.





Mardi 16 octobre

Il est sept heures quinze et nous sommes attendus à huit heures. Or, j’apprends que le petit déjeuner n’est servi qu’à partir de sept heures trente et je dois également trouver une imprimante car mon discours est stocké sur une clé USB. Je demande à la réception : aucune n’est disponible aussi tôt dans la matinée! Je dois attendre la directrice qui trouvera peut-être la solution… Elle arrive heureusement vers 7H45, alors que mon estomac, vide de surcroit, commençait à se nouer sérieusement et imprime mes sept pages sur son matériel personnel !

A 8h45, j’accueille l’Ambassadrice de France, très souriante, qui m’emmène pour me présenter au Premier Ministre qui vient aussi d’arriver. Nous buvons un café ensemble et devisons, le plus simplement du monde, sur la beauté de Sainte-Lucie, sur mon séjour en Martinique, mais également d’une prochaine réunion qui se tiendra à fort de France et à laquelle je serai conviée. Je me demande un peu ce que je fais là, mais j’apprécie ce moment tout à fait privilégié.

Nous rejoignons ensuite la salle de conférence dans laquelle les autorités entrent cérémonieusement, en file indienne. Je suis en tête de cortège. Tout le monde se lève. Je m’assois à la table d’honneur aux côtés du Premier Ministre, du représentant de l’Organisation des Etats- Américains, du Directeur Général des Douanes de Sainte-Lucie et du secrétaire Permanent de la Conférence Douanière Inter caraïbe.

J’avoue que ne suis pas très décontracté pendant les deux premiers discours. En effet, le protocole prévoit que je prendrai la parole en troisième position. Le Secrétaire permanent de la CDI m’appelle bientôt. Les mains appuyées sur le pupitre, je trouve le ton et le débit justes, ne bégaie pas, ne mélange pas mes feuilles et, finalement, m’en sors donc bien mieux que j’aurais cru.

Nous n’avons pas cette fois eu le privilège de recevoir la bénédiction de l’Evêque local. Nous n’avons pas prié non plus. En revanche, comme à l’accoutumée, nous nous sommes levés pour écouter l’hymne national, chanté a capella par une écolière en uniforme.

Après la cérémonie d’ouverture, je passe la pause qui nous est proposée avec l’Ambassadrice et nous discutons des problèmes communs à Sainte-Lucie et à la Martinique. Je l’invite à visiter mon service à Fort de France, invitation qu’elle accepte en indiquant qu’elle viendra sans doute au cours de son prochain passage, probablement en décembre. J’invite également le Premier Ministre, de façon bien évidemment informelle…



A la fin d’un après-midi studieux, je me change et traverse l’hôtel pour me précipiter dans une mer calme pour un bain que la nuit m’oblige à interrompre. Je le prolonge donc dans la piscine de l’hôtel et mesure à quel point il est beaucoup plus agréable de nager en mer.

Le repas du soir est très professionnel mais heureusement ne s’éternise pas. Vers 22h, je m’allonge et sombre, comme une masse.


Mercredi 17 octobre

La matinée se déroule tout à fait normalement, qui alterne présentations et débats. L’après-midi, nous partons en bus vers le port de Castries pour une visite des installations et un exposé sur procédures portuaires. Malgré la bonne volonté et des moyens informatiques modernes, ce port est une machine à remonter le temps : j’ai l’impression d’être revenu vingt cinq ans en arrière, sur le port du Havre de l’époque, avec ses entrepôts débordants de marchandises posées ça et là dans un désordre parfaitement organisé.



Le soir, avec l’ensemble de la délégation française, je suis reçu par Madame l’Ambassadeur qui nous invite dans un restaurant Thaï, le « coup d’Etat ». Une fois sur place, nous constatons qu’il s’agit plus exactement du « Ku De Ta »… une cuisine aussi raffinée que notre hôte qui brille surtout par sa remarquable simplicité qui nous permettra à tous de passer un bon moment, dans le sérieux et la décontraction.

Ensuite, nous traversons la rue et entrons dans un bar : l’arrière salle est en fait une piste de danse et la salsa colore l’établissement où l’ambiance est très tropicale. Nous y rencontrons des membres des délégations colombienne, vénézuélienne, portoricaine, américaine et canadienne. La coopération se poursuit et se renforce sur la piste…

De retour à l’hôtel nous continuons en musique : cette fois un bassiste et un claviste nous propose une musique beaucoup plus douce avec notamment « Smooth Operator » de Sade. Pour une fois, je me couche un peu tard. Mais la soirée était excellente et elle valait bien que je lui sacrifiasse quelques heures de précieux sommeil.




Jeudi 18 octobre

Cette dernière journée de travail est aussi intense que les précédentes. Je profite d’une pause pour aller faire mes habituels achats de souvenirs, dans une des boutiques de l’hôtel. J’y suis accueilli en créole et réponds donc en créole. Toutes les discussions sur les tailles, les couleurs des polos et des chemises, les avantages de tel ou tel sac, tout bagay en cweyol ! Je n’en crois pas mes oreilles ! Comme quoi des petites choses très simples vous permettent de garder des souvenirs probablement impérissables.

La clôture du séminaire est totalement improvisée : nous sommes dans la Caraïbe, ne l’oublions pas ! L’animateur passe le micro à notre hôte, puis me prévient très gentiment qu’il va me donner la parole ensuite. Me voilà donc propulsé, micro, en main, devant le parterre des participants. J’improvise quelques mots, trop rapides pour les interprètes qui me sont des grands signes de leurs cabines, et je me vois donc condamné à ralentir. Finalement, je trouve une suite logique entre les bons résultats des travaux, les perspectives de suivi de cette rencontre et n’oublie pas de remercier les autorités Saint-Luciennes. Tout se passe donc très bien même si je maudis le collègue…

Je me précipite ensuite dans la chambre pour me changer et plonge dans une mer toujours aussi agréable pour une bonne demi-heure de natation. Au sortir de l’eau des collègues m’invitent à les suivre dans un jacuzzi, au bord de l’immense piscine de l’hôtel. C’est très chaud, mais tout de même très agréable, bien que nous y rencontrions de nouveau des anglaises, ce qui aurait pu être charmant si elles ne nous avaient pas parler de rugby.

Le dernier repas est plutôt festif. Nous le prolongeons autour du bar et prenons quelques photos : parmi ces clichés, celui de notre amie américaine en plein fou rire avec le collègue vénézuélien…


Vendredi 19 octobre

A quatre heures trente, le réveille me tire des bras d’un rêve probablement merveilleux. Nous avons en effet rendez-vous à six heures pour rejoindre l’aéroport ou bien évidemment nous devons patienter deux heures puisque l’avion ne décolle qu’à huit heures vingt cinq, comme prévu.



Je commence à m’habituer aux vibrations du Dash 8. Il rejoint la Martinique en survolant le Diamant, puis les Trois-Ilets avant de se poser, calmement, sur le tarmac de Fort de France, mettant un point final à quatre jours de séminaire et quatre soirées typiquement tropicales, mariant les plaisirs de la mer à ceux de la bonne chair, rythmés de salsa, de soul et de calypso, et des tambours endiablés d’un « steel band » local à qui le soleil, fatigué de ses longues journées laissait la place avec une confiance tout à fait méritée.



Commentaires (2)

2. cécile Le 25/10/2007 à 11:15

Envoyer un e-mail à cécile
ça ka allé! ta fille a raison! et nous dans le Lot ça nous permet de nous rappeler qu'il n'y a pas que la crise du pinard, dans le monde!!!!
bisous!
cécile

1. maé Le 22/10/2007 à 20:53

koi ta vu le premier ministre fillon c pa possible !!!!!!
nempeche t'es pas en vacances tu dis mais tu profite qd méme de jacuzzi et de soirées tt ca !!!
lol
bisous
ta fille( qui à froid en france )
Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :



Dernière mise à jour de cette page le 21/10/2007

Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com - Signaler un contenu illicite - Voir d'autres sites dans la catégorie Littérature
Videos Droles - Clips musique - Cours création de site web