SAINT-DOMINGUE ET SAINT-MARTIN

TROIS JOURS CHEZ LES SAINTS :
MARTIN – MAARTEN – DOMINGO
25 AU 27 MARS 2008
Mardi 25
Ca démarre mal ! L’informatique d’Air Caraïbes est en panne et il nous faut attendre l’heure théorique de départ pour enfin accéder au comptoir d’enregistrement. Finalement, tandis que ma voisine se signe, l’ATR 72 ne décolle qu’avec – soyons magnanime – une bonne demi-heure de retard, ce qui n’aura pour conséquence qu’un transit express à Pointe à Pitre et une arrivée à l’heure ou presque, alors que ma voisine se signe à nouveau, à Saint-Martin Grand-Case.
Des collègues nous attendent sur place et nous emmènent prendre un café dans leur bureau où chacun prend des nouvelles, commente l’actualité et bien entendu refait le monde.

Nous repartons ensuite pour l’aéroport Princess Juliana en partie hollandaise, où nous mangeons un steak bien gras avant de nous diriger vers le guichet d’American, où exceptionnellement, nous ne ferons la queue que quelques minutes.
Cet itinéraire, nouveau pour ce qui me concerne, présente l’avantage d’une arrivée en République Dominicaine par l’est au lieu du sud, ce qui me permet de survoler une côte bordée de nombreuses plages dont le blanc du sable contraste avantageusement avec le turquoise de la mer.

Nous sommes accueillis à Las Americas par nos hôtes Dominicains qui nous emmènent vers notre hôtel, devenu habituel, en plein centre ville, dans la Calle Duarte. Le temps de nous poser un peu, et nous partons en promenade. Vers vingt heures, nous entrons dans un restaurant à l’extrémité de la Calle El Condé où nous dégustons de délicieux « camarones alajillo », c'est-à-dire des crevettes sautées à l’ail, cuisinées avec des épices, de l’huile d’olive, du poivre vert et de l’oignon. Le tout arrosé d’une « Présidente », la bière locale, car il fait soif…

Mercredi 26
Après un copieux petit déjeuner pris dans le patio de l’hôtel, nous passons rendre une visite à un collègue français, à l’Ambassade. Malheureusement, il est en réunion, mais nous nous retrouvons pour manger : il nous emmène dans un établissement tenu par un français, au bord de la Mer des Caraïbes, qui après un bon repas nous offre une limonella, digestif local à base de citron, frais et léger.
Le temps de passer nous changer et nous partons pour l’inauguration d’un centre de formation, l’objet de notre venue.
La cérémonie est prévue à seize heures, mais, étranglés par la cravate et suffoquant sous la veste, il nous faut attendre deux longues heures l’arrivée de la personnalité la plus importante : le Président de la République, Leonel Fernandez, en personne et en hélicoptère.

Heureusement, les discours sont brefs et quarante minutes plus tard, le ruban est coupé et le Président passe serrer la main des ses invités étrangers avant de s’envoler vers de nouvelles aventures. Nous nous dirigeons ensuite vers le bâtiment d’en face où une réception nous attend. J’en profite pour discuter avec mes partenaires dominicains et haïtiens, et nous décidons de quelques opérations conjointes pour le futur proche. Je retrouve ensuite Lucia la New-Yorkaise et Angela la Canadienne, Claude le Saint-Lucien, Ramon le Dominicain, que j’ai préalablement rencontrés dans l’un ou l’autre de mes précédents déplacements.

A l’issue du cocktail, que chaque femme quitte avec un énorme bouquet de roses, nous retournons à l’Ambassade où nous sommes attendus pour le vernissage s’une exposition sur l’art précolombien. Nous y retrouvons notre collègue qui, après nous avoir présentés à Madame l’Ambassadeur, nous emmène cette fois dans un bar du centre ville où, à peine distrait par les longues jambes et le magnifique sourire de la serveuse, il nous raconte avec passion les meilleures anecdotes, croustillantes à souhait, de sa longue carrière.

Jeudi 27
Il faut déjà penser au retour. Un chauffeur a été mis à notre disposition qui nous emmène à l’aéroport. Deux heures plus tard, nous atterrissons à Juliana : Cet aéroport est réputé car en bout de piste il y a tout simplement la plage de Maho. J’avais assisté l’an passé à des atterrissages impressionnants puisque les avions, y compris les gros porteurs de type Boeing 747survolent la plage à quelques mètres d’altitude avant de se poser. Cette fois, c’est par le hublot que je vais vivre la scène. L’arrivée à Sint-Maarten est magnifique : la plate Anguilla s’étire au nord et la baie du Marigot semble nous attendre. A quelques mètres des vaguelettes, nous longeons le lagon, Baie rouge et finalement nous survolons Maho Beach avant de toucher immédiatement le tarmac. J’ai juste le temps de compter les grains de beauté sur le ventre bronzé d’une touriste américaine : son pendentif représente la statue de la liberté.

Un collègue nous attend cette fois encore. Il nous conduit en ville où nous rejoignons les autres dans une boucherie – restaurant tenue par un pyrénéen fou de rugby, qui avec une gouaille typique du sud-ouest, nous raconte ses souvenirs de terrain et ses troisièmes mi-temps, son amour du vin et son taux de cholestérol. Nous y faisons gauloisement ripaille et passons un si bon moment que l’heure de partir vers Grand-Case approche à grands pas. Nous y arrivons juste à temps pour attraper l’avion.
Nous sommes de retour à Fort de France en fin de soirée. Je ne mangerai pas ce soir !
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Dernière mise à jour de cette page le 29/03/2008