JOURNAL DE BORD - PEROU - DECEMBRE 2007
DIX JOURS A LIMA
DONC QUATRE AUX USA
Décembre 2007
SAMEDI 8 DECEMBRE
Aéroport Aimé Césaire Martinique. Il est 15h30 quand l’embarquement commence. Immédiatement après la validation du coupon de vol, nous sommes arrêtés pour un contrôle supplémentaire des bagages cabine. Tout le monde ne sera pas contrôlé, mais cela nous retarde encore un peu et l’avion décolle à seize heures pile, soit avec vingt minutes de retard.
Une poignée de minutes qui s’avèreront déterminantes.

Nous n’avons en effet qu’une heure, soixante-cinq minutes exactement entre nos deux avions. Nous savons que c’est peu et espérons que ces minutes seront rattrapées. Il n’en est rien, nous nous posons à San Juan à 18h et courons vers les guichets de l’immigration où une longue queue nous remplit de pessimisme.
Au fil des longues minutes d’attente, au fil des sourires du policier chaque fois qu’une femme lui présente sa carte verte, nous nous résignons et acceptons finalement l’idée que notre correspondance partira sans nous. Il est 18H45 quand nous franchissons la douane après avoir récupéré nos bagages, intacts, ce qui devient évènementiel.
Un agent d’American Airlines nous annonce que le vol est clos – ce n’est pas une surprise – mais nous rassure en indiquant que nous avons un autre vol à 20H05 pour Miami, vol qui nous permettra d’attraper notre seconde correspondance, pour Lima.
Il nous indique le guichet où modifier nos billets, un guichet devant lequel s’étire une longue file. Nous prenons place et constatons vite que cette queue avance très lentement. Les deux employées d’American semblent dépassées : des stagiaires sans doute, vu leur jeune âge, livrées à elles-mêmes. Un des passagers n’hésite pas à sauter derrière le comptoir et commence à tapoter lui-même sur les ordinateurs ! Le temps passe. 19H30. Alors que nous sommes en tête de file, une des employées franchit elle aussi le comptoir et nous emmène vers un autre guichet de l’autre côté de l’aéroport ! Leur service est terminé. Là-bas, une trentaine de voyageurs attendent déjà.
A ce moment, nous savons que nous allons manquer le second avion. Le couperet tombe à 20H00, le vol est plein, nous ne partirons plus ce soir.

C’est alors que d’un coup tout le monde s’agite. Il faut enregistrer en priorit é les vols vers les Antilles (Sainte-Croix, Saint-Thomas, Antigua, Sainte-Lucie), les passagers pour Miami ne sont plus pressés. Tout cela dure, dure, nous piétinons, nous avons faim.
Ce n’est qu’à 21h45 qu’un employé daigne enfin s’occuper de nous. Il nous propose d’aller à l’hôtel et de partir dimanche vers midi, pour attraper une correspondance en fin d’après-midi. En revanche, il se déclare non responsable –irresponsable ? -avançant un problème d’aiguillage à la tour de contrôle. Il nous faudra donc payer l’hôtel et le repas. A peine accepte-t-il de composer quelques numéros de téléphone pour nous aider à trouver où dormir. Sans succès. Nous nous rendons donc à l’hôtel casino de l’aéroport, où par chance il reste quatre chambres que nous prenons sans même demander le prix. L’aéroport ferme à minuit, la seule autre solution serait de passer la nuit dehors.
Le prix est raisonnable – cent cinquante cinq dollars quand même – mais l’hôtel dispose d’un restaurant qui s’avère en fait une espèce de cantine japonaise. Nous y commandons une soupe – bonne – et quelques sushis et sashimis. Quand nous réclamons la suite de notre commande on nous annonce que tout était servi, regroupé ! Il y en avait en fait l’équivalent d’une entrée, et encore, par personne. Nous commandons alors des sandwiches que nous dévorons avant de nous coucher enfin à minuit.

DIMANCHE 9
A cinq heures le réveil sonne… il faut vite aller enregistrer. Notre vol décolle à 7h15. De nouveau, une longue file précède notre impatience et, le temps de passer le filtre de sûreté – SSSS comme d’habitude – nous arrivons juste à temps pour l’embarquement !
Le vol se déroule sans problème, à l’exception d’un coup de coude malheureux d’une hôtesse préretraitée qui a pour effet de renverser le coca du collègue. Sa veste et son jean s’en souviendront. Comme au guichet la veille, pas un mot d’excuse d’American….
Il est neuf heures locales quand nous nous arrivons à l’aéroport de Miami. Nous n’avons que sept heures à patienter en zone de transit avant d’embarquer. Heureusement, nous trouvons de quoi nous restaurer et dévorons un petit déjeuner typiquement américain, avec œufs brouillés, pommes de terres, poivrons, saucisse, jambon… Nous en profitons tous les quatre pour peaufiner nos interventions, après avoir prévenus nos hôtes péruviens de nos déboires et réorganisé notre accueil.
Nous embarquons à l’heure… mais décollerons avec une heure de retard, car il n’y a pas de copilote ! American, toujours plus loin dans l’absurde ! A l’arrivée à l’aéroport Jorge CHAVEZ de Lima, nous attendons une heure avant de voir enfin nos bagages surgir sur le tapis. Entre-temps, j’avais discuté quelques minutes avec un collègue canadien rencontré là par hasard. Surréaliste !
Nous estimons d’un commun accord le kilométrage probable du taxi qui nous amène à l’hôtel à cinq cent mille… mais, à trente à l’heure de moyenne, nous arrivons sains et saufs. Il est presque une heure…

LUNDI 10
Le réveil à six heures n’en est que plus dur. La situation est cependant redevenue normale. Nous ne sommes attendus que vers huit heures trente. Tout va donc très bien. Mais ça irait tout de même mieux s’il nous était possible de passer un coup de fil…

Nous arrivons à l’école à l’heure après une longue traversée de Lima ralentie par un trafic très intense, puis quelques kilomètres au pied les collines désertiques qui bordent la route poussiéreuse vers la Molina.
C’est moi qui ouvre les débats ce matin. La matinée passe donc vite et nous nous retrouvons au restaurant où on nous sert un pisco sour, cocktail local à base de marc de Pisco, de citron et d’œuf, surmonté d’une très décorative goutte d’angustura : c’est en effet l’anniversaire d’un de nos stagiaires péruviens.

Après un après-midi très professionnel, nous arrivons à l’hôtel après une longue heure de route dans un trafic démentiel. Nous allons manger avec le collègue de l’Ambassade de France et son épouse qui nous emmènent dans un restaurant argentin, la Bistecca, très proche de l’hôtel, dans le quartier résidentiel de San Isidro.
Nous y dévorons un buffet gargantuesque avant… de passer à la viande ! La viande argentine, toujours aussi juteuse et goûteuse, toujours aussi délicieuse. Repus, nous refusons le dessert.
MARDI 11
Ce matin, j’abandonne mes collègues. Je prends un taxi pour Miraflores où je dois assister à une réunion avec les représentants Equatorien, Chilien, Argentin, Bolivien, Américain, Canadien et bien sûr péruvien au cours de laquelle le protocole de coopération sera discuté, revu et corrigé, mais finalement signé à mon grand soulagement, et celui de mon interprète, très concernée !
Un chauffeur me ramène ensuite à la Molina et je retrouve mes collègues pour le déjeuner. En fin d’après midi le retour est toujours aussi épique : les conducteurs klaxonnent frénétiquement, changent de file sans prévenir ni clignoter, roulent au milieu de la route, doublent sans visibilité et j’en passe. Une vieille dame traverse ce flot déchaîné, lentement, appuyée sur ses canes anglaises. Elle rejoindra saine et sauve l’autre rive de ce fleuve puant et bruyant… L’état des véhicules, la mauvaise qualité du carburant, ses huit millions d’habitants – ou treize selon les sources – font de Lima une des villes les plus polluées au monde. Lima est également la ville la plus étendue qui soit implantée en plein désert, devant le Caire. Il n’y pleut jamais, il n’y a donc aucun système d’évacuation d’eau et la poussière est omniprésente.
Le soir nous partons manger à la Rosa Nautica. C’est un restaurant installé au bout d’une jetée bordée de boutiques qui s’enfonce entre les vagues du Pacifique. Nous mangeons à l’extérieur, sur une terrasse chauffée. Des canards dansent en jappant, jouent avec les rouleaux qui viennent frapper violemment les rochers.

Le décor est somptueux, les crevettes et les coquilles Saint-Jacques délicieuses : nous les dégustons en cevice puis avec du poisson, arrosés d’une savoureuse sauce à l’anis et servis dans une conque. Nous terminons par un sorbet au citron et fruits de la passion.
Nous rentrons vers minuit, la tête pleine de souvenirs déjà impérissables.
MERCREDI 12
J’ai de plus en plus de mal à me lever le matin. Chaque nuit, le déficit d’heures de sommeil se creuse.
A la première pause, je file à la cafeteria où je refuse la paella préparée la veille au soir par un stagiaire et me sert un café. D’abord l’extrait liquide, pour un dixième au maximum du volume, puis de l’eau chaude. Délicieux ! Cinq secondes plus tard, Carmen, responsable pédagogique, se retourne brusquement et d’un coup de coude aussi précis qu’involontaire répand le liquide brûlant sur ma chemise bordeaux. Cette fois, ma veste était restée sur un cintre…

La journée se passe bien. Je dois toutefois pour la première fois faire face à une réelle difficulté : ne pas boire d’eau. Trop risqué. Mais j’ai soif ! Alors je continue d’avoir soif…
Le soir nous nous rendons avec les interprètes dans un restaurant dont je garde un excellent souvenir de 2005, même si j’y avais mangé très peu parce que justement, il y a deux ans, j’avais bu de l’eau.
Le décor du San Ceverino est très original : des centaines de bouteilles sont suspendues au plafond tandis que des dizaines d’armes à feu sont accrochées aux murs.

En entrée, je choisis un carpaccio aux multiples saveurs : autruche, alpaga, saumon, bœuf, poulpe etc.…. Ensuite je choisis des cuys. Comme ça se prononce ! « Couilles ». Bien évidemment, j’encaisse les plaisanteries douteuses des collègues « le voyage, c’était à se bouffer les cuys ». ? Je vous épargne les pires. Je me suis régalé et je conseille à tous ceux qui passent un jour par le Pérou de goûter ce mets typique. Souvent, les cuys sont rôtis entiers, avec la tête – et les dents -, ce qui je le reconnais, n’est pas forcément très appétissant.
Les cuys ? En français on appelle ça des cochons d’Inde…

En dessert, repus, nous avons partagé un excellent sorbet à la lucuma, un fruit local très apprécié par les anciens et notamment la noblesse inca. Un peu farineux, la lucuma est riche en protéines, fibres, phosphore, calcium, fer et est excellente pour l’énergie et le moral, ce qui tombe donc plutôt bien.
A l’issu du repas, nous discutons avec le patron, dans sa cuisine. Très sympathique, il nous remet à chacun un kilo de pâtes de sa fabrication.
JEUDI 13
La fin de matinée est consacrée à la cérémonie de clôture, très officielle : les autorités représentant les divers pays de la communauté andine sont tous en grand uniforme. Je suis installé à la table d’honneur et prend la parole en second, entre l’ambassadrice et un général équatorien.
Après la séance de photos officielles, de nombreux clichés officieux sont pris avant et pendant la remise des présents : je reçois une jolie plaque qui ira rejoindre ses sœurs au bureau. Un pisco sour précède un buffet copieux et varié pendant la dégustation duquel nous assistons à une démonstration de danses traditionnelles des diverses provinces du pays, dont la magnifique mariniera, au cours de laquelle le danseur et sa partenaire aux pieds nus, agitent des mouchoirs pour se séduire.

Le soir, nous rejoignons le Tanta où cette fois, ce sont les interprètes qui nous invitent pour l’apéritif. Alors que nous avons tous quinze minutes de retard, les trois taxis qui nous font converger vers ce restaurant se retrouvent côte à côte parmi les milliers de véhicules qui tentent de se frayer un chemin dans les embouteillages !
Carmen nous emmène ensuite au Brisas Lago Titicaca, un cabaret où une troupe locale propose un spectacle de danses, avec un orchestre mariant les sons ancestraux des flûtes avec ceux des guitares et basses électriques. L’orchestration est moderne mais excellente, le son n’est pas trop fort, c’est un régal. Un régal aussi pour les yeux car les danseurs toujours vêtus de costumes multicolores, nous offrent jusqu’à deux heures, un spectacle de grande qualité dans une excellente ambiance de fête.
La musique traditionnelle andine, orchestrée de la sorte, est très proche des rythmes celtiques, tout aussi entraînante.
VENDREDI 14
Enfin un peu de temps libre ! Nous nous rendons dans le centre historique de Lima. Le taxi traverse la magnifique Place du Général San Martin avant de nous déposer devant la cathédrale, sur la Place D’armes où se trouve également le palais présidentiel. J’avais trouvé cette place magnifique il y a deux ans, elle est toujours aussi belle. Malheureusement, le ciel gris ne permettra pas de réaliser les clichés qu’elle mérite.
Nous croisons la police montée sur le chemin du marché inca où l’on peut trouver de l’artisanat, des vêtements, ponchos et bonnets notamment, ainsi que des bijoux.
Nous nous entassons ensuite dans un taxi qui nous emmène tant bien que mal, dans le bruit et la furie de la circulation, au coeur du quartier chinois : une véritable fourmilière humaine arpente les rues, va, vient, s’agite bruyamment.
Nous y mangeons dans un restaurant où le buffet est à vingt cinq soles, soit environ six euros ! Et c’est très bon, et c’est très propre ! Nous partons ensuite pour un autre marché inca, beaucoup plus grand, avenue Petit Thouars. Nous y flânons une petite heure, heureux de profiter du calme qui y règne.
Puis, nous reprenons un taxi pour Larcomar, un centre commercial de Miraflores, au sommet des falaises qui surplombent l’Océan Pacifique. Un parapentiste survole l’hôtel Mariott, je prends quelques photos.

Nous prenons un verre avant de rentrer. Malgré mes précisions, la serveuse a mis des glaçons. Je bois quand même.
Le soir, nous retournons à la Bistecca où la viande est toujours aussi délicieuse.
SAMEDI 15
Nous nous levons à quatre heures pour ne pas rater l’avion qui se posera à treize heures pile sur le tarmac de l’aéroport de Miami.
Un voyage dont je me souviendrait longtemps : les glaçons ont eu raison de mon estomac et toutes les vingt minutes environ, je suis contraint d’aller au toilettes pour m’arracher les tripes puisque je n’ai plus rien à rendre !

Nous sortons de l’avion et nous dirigeons vers la salle d’immigration. A mi-chemin, nous sommes arrêtés par un cerbère qui nous fera attendre plus d’une heure dans ce couloir, sans nous donner d’explication, et en faisant passer devant nous les citoyens américains, canadiens ainsi que les titulaires d’une « green card ».
Enfin libérés, nous prenons place au bout d’une des nombreuses files d’attente. Vingt cinq personnes environ attendent devant nous. Pessimiste, connaissant le peu d’empressement et le zèle des douaniers américains, j’estime notre attente à une heure de plus.
Je suis bien loin du compte car c’est à seize heures dix, que le douanier apposera enfin le cachet sur notre passeport ! Trois heures et dix minutes à piétiner, sans boire, sans avoir mangé – puisque nous voyageons avec American Airlines – l’estomac meurtri, les jambes flageolantes, le visage, comme un feu, passant du vert au jaune et du jaune au rouge. L’enfer !

La loi de Murphy se démontre une fois encore et puisque j’en ai le temps, je regarde avec découragement les autres files avancer plus vite. A plusieurs reprises, je vais m’asseoir, ma collègue gardant ma précieuse place dans la queue.
Bien évidemment, un groupe de resquilleurs tente de s’insérer dans la queue prétextant une double file imaginaire et provoquant la colère des autres passagers. Nous sommes à deux doigts de l’émeute, la sécurité ne va pas tarder à intervenir.
Je suis convaincu que les américains, toujours prompts à donner des leçons, respectent davantage leurs chiens que les touristes qui leur font l’inutile honneur de venir contempler leur déchéance, morale et obèse.



L’avion s’étant posé plus de trois heures auparavant, il n’est plus affiché dans la salle où l’on récupère les bagages. Des milliers de valises s’accumulent au pied des tapis, les gens cherchent partout, c’est un foutoir indescriptible et n’importe qui peut partir avec n’importe quelle valise. C’est le prix de la sécurité !
Bien évidemment, nous ne trouverons jamais la navette qui doit nous emmener à l’hôtel et c’est un taxi qui nous y déposera à dix sept heures !
Je dors une petite heure : nous avons en effet rendez-vous avec un autre collègue qui doit nous emmener à Miami Beach. J’hésite. Je décide finalement d’y aller.
Après un visite générale en voiture, nous parcourons Ocean’s Avenue, le long de laquelle se succèdent les bars et restaurants latinos. L’architecture art-déco est omniprésente, les filles court vêtues aussi.

Nous nous garons sur Collin’s Avenue et marchons jusqu’à l’hôtel DELANO à South Beach : le décor, réalisé par Stark est somptueux, tout en tentures et piliers blanc avec un mobilier doré. Nous y buvons l’apéritif – je prends un coca sans glace – au bord d’une piscine à laquelle l’éclairage multicolore donne une allure féerique. Des couples trinquent sur les lits qui bordent la piscine et servent de table ! Une table, une vraie, est installée au milieu de l’eau.
Nous remontons ensuite l’unique rue piétonne de South Beach où alternent boutiques de luxe et restaurant. Il y a beaucoup de monde. Ici il faut se montrer : afficher son argent pour les hommes, montrer son corps – refait de haut en bas pour la grande majorité - pour les femmes. C’est toujours plus agréable à regarder que les montagnes ventripotentes qui grouillent à l’aéroport à la recherche entre deux avions de leur gras multi quotidien, mais cela reste quand même affligeant.

Nous mangeons rapidement une salade puis après avoir perdu un quart d’heure dans un bouchon, nous rejoignons l’hôtel vers vingt trois heures : demain, il faudra encore se lever très tôt !
DIMANCHE 16
Nous nous levons à trois heures trente et arrivons à l’aéroport à 4h15, comme prévu. La file d’attente est déjà longue. Très vite, les employés d’American organisent l’habituelle pagaille. Il divisent la queue et font passer la fin avant le début ce qui irrite à juste titre leurs clients, tandis qu’au milieu de tout ça, certains tentent de se glisser avec leurs bagages pour atteindre les bornes d’enregistrement automatiques qui ne marchent finalement pas pour beaucoup. Il leur faut donc trouver une place dans la queue car le temps presse désormais…
Nous changerons trois fois de file sous les ordres d’une mégère que je finis par envoyer balader tant elle me les gonfle. Je ne suis pas très souriant le matin avant cinq heures, ni même après d’ailleurs.
Nous arrivons enfin au guichet où nous patientons un bon moment avant de nous apercevoir que le préposé s’occupait en réalité d’autres voyageurs issus d’une autre file, plus à gauche !
Nous parvenons quand même à ne pas rater l’avion. Tout arrive !
A Porto Rico, nous avons un transit de deux heures que nous mettons à profit pour manger enfin. Nous nous décidons finalement pour le moins repoussant des pseudos restaurants. Nous y mangeons ce qu’ils appellent un sandwich. J’avais choisi du thon pour éviter le gras. Noyé dans une mayonnaise infâme, enroulé dans une crêpe insipide, je le laisse, tout comme les frites qu’ils ont le toupet d’appeler French Fries.
A quinze heures trente, l’ATR 72 d’American Eagle se pose à Fort de France. Jamais je n’ai été aussi content de rentrer à la maison !

American Airlines et les américains en général auront tout fait pour gâcher ma semaine au Pérou. En vain. Allez vite au Pérou… en évitant les escales aux USA !
1. maé Le 26/12/2007 à 20:05
american air ligne est vraiment une compagnie de m.... lol
te connaissant tu doi entre guillemet "peter un cable "!
et sinon t'en a de la chance de faire tous ses voyages méme si ya des galéres c'est anegdotique j'ai connu ca aussi en colo !!! lol
et ta pas de chance ac les divers cafés et sodas renversés!!!!
bisou plis fos pour ton prochain voyage avec american shit online!
Dernière mise à jour de cette page le 21/12/2007