
09-07-06 VACANCES EN MARTINIQUE. Notre héroïne, qui n’a rien à voir avec une autre rubrique de Camelice est arrivée jeudi soir, après un long mais bon voyage, à l’aéroport du Lamentin,

qui lui non plus n’a aucun rapport avec notre héroïne. L’après-midi de vendredi a été consacré à une visite rapide de Fort de France et des environs. Un petit tour en forme de préambule, ponctué de rapides haltes sur les plages de Schoelcher, Madiana et Anse Madame. Samedi matin nous avons nagé ensemble à l’Anse Mitan, à la rencontre de nos premiers poissons multicolores. L’après-midi, nous sommes allés à Sainte-Marie où Maëlise a pu admirer le tombolo ainsi qu’à Trinité, plage de Cosmy et Front de mer du bourg. Nous y avons dégusté des sorbets incomparables aux saveurs de farine de manioc, de goyave et de coco. Aujourd’hui, la journée a débuté par une marche à Sainte-Anne, au bord d’une côte turquoise, le long des anses Caritan et Meunier, en passant par la pointe de Dunkerque. Avant de rebrousser chemin, nous nous sommes baignés dans une eau à 28° (au moins !) bercés par quelques vagues joueuses et inoffensives. Une averse a suffi pour transformer le chemin en bourbier ce qui pimenta le retour, mais moins que le blocage des routes pour le passage du tour cycliste de Martinique ! Mais nous sommes arrivés à temps pour LE match, que nous avons regardé entre amis, chez VDM, autour de grillades arrosées par un château Florimond 1988 à la hauteur de l’événement (nous ne connaissions pas le résultat à cet instant).

Bref, en deux jours, outre les sorbets de Trinité, notre héroïne aura déjà dégusté du boudin rouge, du boudin au lambi, du caipirina, du jus de corossol, de prune de cythère, du piment bonda man Jacques ( !!!), du lambi, de la semoule à la morue et du sorbet de corossol maison ! Des vacances qui débutent en fanfare !
10-07-06 : cet après-midi, shopping. De bijouteries en chausseurs en passant par les bazars, de promotions en essayages, pour terminer sur des achats discutables mais non discutés, je réalisai tantôt, ou plus exactement, je me confirmai, que la petite fille est désormais une petite femme... Parenthèse souhaitée en rupture avec les visites touristiques que nous reprendrons demain, probablement du côté de la pointe Faula. A suivre...
12-07-06 Hier, contraints et forcés, nous avons fait du ménage, du repassage et des courses à la martiniquaise, c'est à dire exactement comme en métropole, la chaleur en plus, surtout pour ce qui est du repassage. Ensuite, notre héroïne a pu découvrir Saint-Pierre, ses ruines, son théâtre, son cachot de Cyparis, son ponton, ses maisons délabrées, sa montagne pelée! Malheureusement le soleil, pudique, s'est couché derrière un paravant de nuages : ce n'est que partie remise. Aujourd'hui, nous sommes allés (à sa demande) visiter la distilerie dillon (Dillon, I bon!!!) avant de découvrir l'immense (au sens Caribéen du terme, c'est à dire tout petit comparé à Amsterdam) centre comercial, appelé Galeria car c'est toujours la galère pour s'y rendre d'une part, pour y stationner d'autre part! :10:
17-07-06 Les vacances se poursuivent. Hier, nous sommes allés à l’Anse Mitan, en fin d’après-midi. Après le bain, nous avons déguster des crèpes au village créole de la Pointe du Bout. Mais l’événement de la semaine aura été une soirée dansante chez un ami qui a transformé le dessous de sa maison en boite de nuit.
Zouk, salsa…
et autres musiques non identifiables que l’on afflublera d’un explicite « musique de jeune », c’est à dire où la musique n’est présente que dans l’intitulé. Mais la soirée fut chaude et chaleureuse. D’autres découvertes gustatives l’auront également marquée : accras de crevettes et de morue, poulet boucanné (trop épicé !) ainsi que divers gâteaux façon locale. Faute d’appétit sans doute, nous n’avons pas touché au « dombré » (boulettes à base de farine) dit « mangé maléré » cat il permettait de nourrir les familles pauvres et nombreuses : les familles de 15 ou 18 enfants étant monnaie courante il y a peu encore. Et puis au cours des différents repas, notre vacancière aura aussi découvert les bananes jaunes et les christofines. Et ce n’est pas fini ! Une soirée d’anniversaires ayant conduit tout le monde au bout de la nuit ou presque, le dimanche est placé sous le signe du repos ! Aujourd’hui, après un repas à l’aéroport, nous avons fait un rapide circuit qui passait par Bwa Solda (point de vue magnifique sur les îlets du François),
le François (marina) et
le Robert (front de mer).
19-07-06 Hier, nous sommes aller à l’Anse Couleuvre pour tenter d’observer les mygales dans leur milieu naturel.

Avicularia versicolor:
Cette mygale – également appelée
« matoutou falaise » - est arboricole et vit dans le nord de la Martinique, dans la forêt tropicale humide du Précheur à Grand-Rivière. Adulte, elle mesure 6 cm et a une envergure de 12 cm. C'est une des plus belles mygales du monde. Le céphalotorax est vert métallique, l'abdomen est grenat, les pattes sont marrons recouvertes de poils rougeâtres. La température nocturne varie suivant la saison de 18° à 22° C et la température diurne de 27° à 30° C. L'hygrométrie est de l'ordre de 90 à 100%. Elle vit donc exclusivement dans les arbres où elle y fabrique un nid en forme d'entonnoir Y. Plusieurs spécimens adultes peuvent vivre sur le même arbre sans problème. Sa nourriture est composée d'Anolis roquet et de blattes. Cette espèce est relativement calme et peu agressive. L'accouplement est périlleux pour le mâle. Si la femelle n'est pas réceptive, elle le dévorera sans pitié ! Par contre, si elle répond à ses avances en tapotant la paroi sur laquelle elle se trouve, il n'y a aucun problème. Elle fait son cocon environ 3 mois après l'accouplement. Les jeunes naissent environs 2 mois plus tard. Les mygalons, environs 150, sont bleus et blancs et grandissent rapidement.
Il faut savoir que Avicularia versicolor est protégée localement. Donc capture et détention strictement interdite ici en Martinique.
Malheureusement, deux heures de marche lente, d’examen minutieux de dizaines de troncs se révélèrent presque infructueux. Presque ? Oui. Maëlise a débusqué en fin de parcours, un mygalon d’un bleu très clair. Je la félicitai donc d’autant plus qu’il est bien plus difficile de trouver dans la forêt tropicale une araignée de 1 cm qu’un matoutou falaise de 6 cm !
31-07-06 Maëlise est bien rentrée. Un été bien rempli ! Dans quelques jours, retour à Figeac avec heureusement quelques intercours pour raconter tout ça et épater les copines…
