BOF, BOF…
COSTA-RICA du 6 au 13 décembre 2008
Samedi 6 décembre
Passablement énervé et déçu par la mauvaise nouvelle du jour, j’embarque enfin dans l’avion pour Panama. A peine suis-je installé qu’un énorme haïtien vient s’assoir à mes côtés, empiétant largement sur mon espace vital. Heureusement le vol ne dure que deux heures, heureusement il ne pue pas la sueur, mais cela ne l’empêche pas pendant les vingt dernières minutes – chrono - de me donner des coups de coude le temps de remplir ses fiches de douane et d’immigration. Enfin, après une impressionnante traversée des montagnes panaméennes, nous nous posons à Tocumen. J’ai trois heures à tuer. Alors que je flâne dans une boutique, quelqu’un m’appelle. Dubitatif voire incrédule, je me retourne. On m’appelle en effet : c’est un collègue en route pour Lima ! L’équipe est d’ailleurs au complet ! Et je ne suis pas au bout de mes surprises : les deux collègues avec qui je travaillerai la semaine prochaine sont là aussi ! Leur vol est à 18h50, le mien à 20h38. Je les accompagne jusqu’à l’embarquement. Nous nous rejoindrons à San José à mon arrivée. Reste à savoir pourquoi notre agence m’a réservé une place sur le vol suivant alors que j’avais largement le temps de prendre celui-là avec eux !
Je suis attendu à l’aéroport par des policiers costariciens qui me facilitent le passage à l’immigration et à
Dimanche 7
L’hôtel est remarquable. Les chambres sont belles, spacieuses et parfaitement équipées, d’une connexion internet gratuite entre autres. Nous prenons le petit déjeuner à neuf heures. Le buffet est varié et copieux. On y trouve même deux bouteilles de champagne et quelques coupes à la disposition des clients !
L’après-midi, nous partons en ville à bord du 4x4 d’une collègue. Nous passons pas mal de temps dans un long bouchon car les voies de circulation sont en partie neutralisées pour laisser passer les coureur du marathon du Costa Rica qui a lieu au même moment. Nous nous garons enfin et passons quelques minutes dans un marché artisanal, puis dans les rues piétonnes et enfin dans le Mall San Pedro où fourmillent des milliers de personnes. Ces visites n’auront que le mérite de nous sortir de l’hôtel car San José est toujours aussi dénuée d’intérêt touristique, ce qui explique pourquoi, faute de mieux, les gens s’agglutinent au mall le dimanche.
Lundi 8
La cérémonie d’ouverture a lieu en présence de deux représentants des ministres costariciens et de l’Ambassadeur de France, Fabrice Delloye, le papa de Mélanie, la fille d’Ingrid Bétancourt. Hymnes et discours se succèdent, je réédite mon sketch en espagnol, tout se passe bien.
Le soir, nous avons rendez-vous avec nos collègues pour aller prendre un verre au Jazz Café. Un groupe de sept musiciens s’y produit pendant deux heures, alternant des morceaux rock et des balades ainsi que quelques reprises comme « Message in a bottle » par exemple. Malgré le son saturé de la voix du chanteur et de la basse, la prestation est de qualité. En revanche les boissons, comme à l’hôtel, ne sont vraiment pas à
Mardi 9
Rien. Une journée de travail banale qui doit se terminer par un repas avec nos trois hôtesses. Débordées, celles-ci nous appellent pour demander de reporter la soirée à jeudi. Nous dinons donc à l’hôtel et en profitons pour nous coucher de bonne heure.
Mercredi 10
Les jours se suivent et se ressemblent, mais pas les soirées. Nous arrivons peu après dix neuf heures à la résidence de l’Ambassadeur après avoir passé plus d’une heure dans les bouchons de
Jeudi 11
Comme convenu l’avant-veille, nous retrouvons nos trois collègues en début de soirée. Elles nous emmènent dans un établissement pour le moins original : il s’agit d’une réplique de maison guatémaltèque, qui fait à la fois restaurant et magasin d’antiquités. La majorité des objets vendus par la patronne sont des sculptures et des meubles indonésiens tandis qu’une partie des lieux est réservée au restaurant tenu par son mari anglais. L’apéritif y est aussi catastrophique qu’ailleurs mais la cuisine – française - est fine et savoureuse. Nous y passons une excellente soirée agrémentée de fous rires. Nous ne voyons pas le temps passer et une fois l’addition payée, nous réalisons qu’il est trop tard pour retourner au Jazz café comme nous l’avions prévu.
Vendredi 12
Comme à l’accoutumée, le vendredi, c’est jour de clôture. Il n’y a pas de personnalité officielle pour une fois et c’est donc sans complexe que je prends la parole en espagnol pour dialoguer avec les stagiaires qui semblent apprécier l’effort malgré les nombreuses fautes et les trous de vocabulaire. Pendant le cocktail qui suit, j’apprends qu’à quelques mètres de là, deux braqueurs viennent d’être abattus et que le quartier est bouclé par
Je passe l’après-midi dans ma chambre et j’en profite pour me mettre à jour dans mon travail. Le soir mes deux collègues me proposent d’aller manger dans une churrascaria, « Fogo Brasil », où la viande est servie à volonté : nous disposons d’un jeton vert côté pile qu’il suffit de retourner sur le côté face rouge pour indiquer au serveur que nous sommes repus. En plus de l’excellente viande, nous pouvons également manger à satiété des sushis, des pâtes, des fruits de mer… Nous en profitons pleinement après une caïpirina digne de ce nom. Enfin un bon apéritif ! Nous rentrons directement à l’hôtel car demain, il faudra se lever en pleine nuit pour rejoindre l’aéroport.
Samedi 13
Les vols vers Panama puis Santo Domingo sont à l’heure et nos bagages suivent. C’est parfait ! Nous y retrouvons l’autre équipe qui revient du Pérou. Nous faisons un débriefing devant une bonne bière avant de nous envoler vers Fort de France où pour une fois nous arrivons tous à l’heure et avec tous bagages intacts.
Nos trois charmantes collègues qui ont organisé cette mission depuis San José nous ont réservé un excellent accueil et nous avons passé d’excellents moments en leur compagnie. Heureusement ! Et qu’elles en soient vivement remerciées ! Car contrairement à celui de 2007, ce voyage à San José ne restera pas dans les annales, même s’il en reste déjà quelques traces : la cuisine de l’hôtel et des restaurants était un peu grasse et s’il y avait eu un excédent sur les vols retour, il n’aurait pas été dans les bagages…
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