MARTINIQUE JUILLET AOUT 2007

Lundi 9 juillet
L’avion atterrit avec – comme d’habitude ? – plus d’une heure de retard, mais c’est un Ilëan radieux qui franchit le guichet de la PAF. Radieux et fier de son mètre soixante quatorze dont la principale qualité et donner une toute autre dimension à mon mètre à moi, qui n’est que soixante et onze. Une surprise l’attend : pas d’eau aux Trois Ilets !
Mardi 10
La journée commence par un bain à l’Anse Mitan. Nous rendons ensuite une brève visite chez le patron histoire de se présenter avant de partir pour quelques courses – c’est que ça mange à cet âge là ! ! ! Nous passons ensuite rapidement à Fort de France non s’en s’être arrêtés pour un autre type de course : anniversaire en perspective ! En rentrant Ilëan une tarte aux fruits de mer qui s’avère délicieuse. Bonne nouvelle, l’eau fait son retour !
Mercredi 11
Le bain du jour est pris à la plage du bourg des Anses d’Arlet. Nous restons environ 50 minutes à admirer les poissons, mais les méduses étant nombreuses, nous finissons par renoncer. L’après-midi, Ilëan apprend à manier perceuse et chevilles : nous accrochons deux tableaux qui l’attendaient avec impatience. Nous partons ensuite pour une balade le long du parcours de santé, au pied du morne « Habitué » que nous escaladons pour profiter de la vue magnifique sur l’Anse à l’Ane et la baie des Trois Ilets. Ça creuse ! Du coup Ilëan nous concocte un poulet à l’indienne. Remarquable !
Jeudi 12
Cette fois c’est à l’Anse Dufour que nous chaussons palmes et tuba pour nous régaler les mirettes. A peine immergés, nous rencontrons et suivons un gros poulpe (environ 40 cm) que nous laissons enfin à sa tranquillité. Cette fois les petites méduses ne nous découragent pas trop : nous nageons 1h40 ! L’après-midi nous prenons la « pétrolette », navette maritime pour Fort de France, où nous achetons un sweat « Che Guevarra » et un T-shirt très très… ado !
Vendredi 13
Première journée de travail pour Ilëan qui en revient avec une très bonne impression : patron et personnel sympa. Et la cuisine est climatisée ! Ilëan est chargé de la préparation des garnitures et des salades. Le soir, nous partons pour un repas au restaurant. Mais les autres convives sont trop en retard et en fait de restaurant, il s’agit d’une soirée bruyante avec en plus 10 € de droits d’entrée ! Je fais demi-tour et nous grignotons en rentrant.
Samedi 14
Changement d’horaire pour notre cuistot : 15h-22h pour cause de 14 juillet. Retour des coupures d’eau ! Nous recevons donc tant bien que mal notre famille d’invités avant de passer chez un autre ami pour remplir tous les bidons que nous avons pu rassembler. Au retour, nous passons prendre des crêpes mais Ilëan n’arrive pas à les payer. Elles seront payées le lendemain : j’y tiens !
Dimanche 15
Il n’y a toujours pas d’eau : toute velléité de fêter, un anniversaire ou deux par exemple, est vite oubliée. Pour la deuxième et dernière fois Ilëan travaille l’après-midi et le soir.
Lundi 16
L’eau est enfin de retour. J’en profite, même si ça n’a aucun rapport pour passer la tondeuse sur la tête du bonhomme qui m’en veut à mort, m’accusant de tout faire pour qu’il soit licencié !
Mardi 17
Ce matin, la navette part 10 mn avant l’heure : heureusement que j’étais en avance ! Je prends un bain au retour mais Ilëan préfère rester devant son ordi et sa télé. Il est fatigué.
Mercredi 18
L’eau est à nouveau coupée. C’était trop beau ! Heureusement, elle est de retour l’après-midi, ce qui n’est pas étonnant, une onde tropicale s’étant abattue sur la Martinique le matin. Le soir, nous sommes invités à la bonne franquette à Saint-Joseph où nous dégustons une excellente soupe de bœuf et du poisson fraîchement péché à Trinité.
Jeudi 19
Comme hier des trombes d’eau s’abattent sur fort de France. Du coup on se surprend à espérer qu’on sera tranquille avec les coupures. Le matin même, j’achetais 4 jerricans…. Ilëan reprend son rythme de croisière.
Vendredi 20
Je rentre plus tard cet après-midi car j’ai accompagné des amis à l’aéroport : retour en métropole après un mois de vacances. Trois vigiles décérébrés nous font un sketch d’anthologie : ils empêchent les passagers de passer les barrières qui amènent au contrôle de police créant une confusion indescriptible pendant que les hôtesses faisaient leur « dernier appel » pour le vol AF653 ! A la décharge de ces trois pingouins, les deux cents guignols qui s’agglutinent contre les rambardes pour faire un dernier coucou aux voyageurs et qui bloquent le passage. Organisation est un mot qui semble ne pas exister en créole. Le soir, nous nous vengeons au resto brésilien sur d’énormes steaks d’autruche, biche, bison etc.…
Samedi 21
Ilëan revient du travail avec un acompte et le sourire qui va avec. Le soir nous partons pour Rivière Salée pour un zouk entre amis qui au final a rassemblé au moins deux cents personnes ! La musique donne jusque cinq heures. La nuit fut donc courte avant…
Dimanche 22
Qu’on y retourne le lendemain pour finir les restes. L’après-midi est marquée par une étonnante discussion au sujet d’un tableau peint par la fille du copain et dont les diverses interprétations ont donné lieu à d’intenses réflexions.
Lundi 23
Ilëan reprend le travail après cette première journée de repos qui s’est donc finalement avérée fatigante ! Le soir, nous nous contentons d’une salutaire salade de concombre et carottes.
Mardi 24
Journée « classique » qui se termine avec une omelette aux herbes et oignons accompagnée d’une jardinière de légumes… que je fais moi-même, notre maître-queux étant manifestement épuisé. Au moins, celui-ci ne se dope pas….
Mercredi 25 – Jeudi 26 – Vendredi 27
Les jours se suivent et se ressemblent : travail jusqu’à 16h et repos ensuite. On aimerait quand même bien goûter davantage de petits plats….
Samedi 28
Après une consciencieuse journée de travail, Ilëan a à peine le temps de se changer ! Nous partons pour une soirée grillades à Rivière-Salée, en petit comité cette fois. Nous passons une excellente soirée placée sous le signe des ribs et du lambi. Ilëan nous prépare une tarte aux caramboles, mais pas habitué à ce fruit qui rend de l’eau, la tarte est un peu trop « molle », mais délicieuse quand même. Comment ne pas se régaler avec toutes ces bonnes choses ? Une marche est prévue le lendemain, très tôt.
Dimanche 29
Trop tôt puisque comme prévu personne ne fait le déplacement jusqu’au point de départ. Heureusement, fort d’une expérience similaire l’an dernier, je ne me suis pas fait avoir cette fois. Nous remplaçons la marche par une longue baignade. L’après-midi – on prend les mêmes et on recommence – nous retournons à Rivière-Salée où cette fois c’est nous qui invitons ! Au menu, coq au vin façon Marthe, riz et fruit à pain, puis salade de fruits (avec raisins !). La moitié de l’effectif retourne à l’Anse Mitan pour un second bain tandis que l’autre moitié tourne la manivelle : un sorbet aux cerises pays nous attend donc à notre retour. Nous nous séparons en toute fin d’après-midi tous ravis de cette excellente journée.
Lundi 30
Reprise du travail. L’humeur est toutefois excellente, on voit que ça lui plait ! A moins que ce ne soit les longues conversations du soir sur MSN, avec Ursula et Cathy, entre autres !
Mardi 31
Après une journée de travail classique, Ilëan est assez fatigué. Un sursaut d’énergie le submerge toutefois quand je propose d’aller manger au resto… Nous nous décidons pour « Le Pacha », à 500 de la maison, un resto tendance gastronomique ou nous dégustons des tas de bonnes choses dont un vivaneau au foie gras poêlé et un filet de porc aux et airelles et sauce poivre, sans oublier les fricassées de crevettes et autres fruits de mer. Les desserts – glaces – sont à la hauteur. Excellent !
Mercredi 1er et jeudi 2 août
Des contraintes professionnelles me retiennent loin de l’Anse Mitan. RAS donc si ce n’est une pluie battante et persistante pour cause d’onde tropicale. Tant mieux pour les coupures d’eau ! Ah oui, Ilëan a touché sa paie de juillet ! Ca s’arrose ? Non, pas pour l’instant.
Vendredi 3 août
Je suis en congé et en profite pour mettre à jour le ménage, le repassage et refaire une lessive histoire de ne pas manquer de repassage… C’est que le métier est consommateur de fringues !
Samedi 4 août
Il était grand temps d’aller acheter une paire de basket. Surtout que ce soir, il a « zouk ». Une soirée fort agréable, avec une musique de qualité, comme le rhum et le vin, bus avec modération et une centaine de convives. Fin des hostilités vers cinq heures…
Dimanche 5 août
Réveil tardif, of course, mais raisonnablement. Nous sommes en effet attendus à Sainte-Marie pour une autre réunion, très familiale, autour d’un excellent matoutou. Ilëan, lui, fuit juste avant le dessert pour aller retrouver ses copines qui n’habitent pas très loin. C’est pas le Pérou ? Si, justement…
Lundi 6, mardi 7
Deux journées que je qualifierais de repos si l’un et l’autre ne les avions passées au travail
Mercredi 8
Ilëan rentre du boulot avec un mal de dos. Stratégique ? Je ne le saurai jamais, mais il vient quand même avec moi pour la corvée de courses. Nous envisageons un coq au vin pour dimanche, mais cela devra très certainement être reporté. A suivre… En attendant Ilëan nous prépare d’excellentes pâtes au saumon et aneth. Miam !
Jeudi 9
Ce jeudi, Ilëan revient si fatigué qu’il s’endort comme une masse sur le canapé. Etonnant ! Ah, dur métier que la cuisine !
Vendredi 10
Ce soir c’est resto. Nous allons à « la Marine » un resto conseillé par Ilëan dont le patron vante le bon rapport qualité prix. En fait il est tenu par un ami à lui. Ilëan est reconnu à notre arrivée ce qui nous vaut un apéro à l’œil et d’être bien servis. Nous mangeons très correctement, même si la cuisine n’est pas très raffinée : c’est bon, copieux. Tout va bien. De plus, la serveuse, Capucine est très souriante ce qui ne gâche rien.
Samedi 11
Repas à la crêperie. Les salades sont excellentes, les glaces aussi, et très copieuses. Ilëan y serait-il pour quelque chose ???
Dimanche 12
Temps couvert, pluie, pas d’invitation. Enfin un vrai dimanche consacré au repos ! Sur proposition d’Ilëan nous mangeons du boudin et un poulet boucané que nous ramenons de l’Anse à l’Ane, là où se trouve le fournisseur de notre cuistot. Excellent le poulet, excellent !
Lundi 13 et mardi 14
RAS sinon que je dois annoncer à Ilëan qu’il ne pourra assister au trempage auquel nous sommes invités le mercredi 15, car notre héros rallonge la sauce et fait un extra de quatre jours.
Mercredi 15
La tempête tropicale DEAN se renforce, et risque fort de passer en cyclone demain. La Préfecture met la Martinique en alerte jaune. La trajectoire est toutefois incertaine. Nous verrons bien !
Jeudi 16
Dernier jour de travail pour Ilëan. DEAN est désormais cyclone de catégorie 1 et la Martinique est en plein sur sa trajectoire, si elle n’évolue pas ! Midi, on passe en alerte rouge. Le restaurant ferme. Après rangement de tout ce qui peut se transformer en projectile, Ilëan rentre, après une journée écourtée. Les bougies sont prêtes, l’eau et les conserves aussi. Croisons les doigts !
Vendredi 17
Dean. Les vents du cyclone proprement dit commencent à arriver à 0h30. L’alerte « violet » est déclenchée à 1h00. De 3 à 7h, c’est apocalyptique. Le niveau gris est déclenché à 11h mais les pluies torrentielles dureront toute la journée. Ilëan a réussi à dormir jusque 6h environ, s’épargnant ainsi un stress d’une rare intensité. Pas de danger immédiat puisque nous sommes protégés dans la résidence, mais le risque que la baie vitrée explose était réel.
Samedi 18
Nous partons vers Fort de France puis Saint-Joseph. Le bord des routes est jonché d’arbres, de branches, de panneaux publicitaires, de toits en tôle etc.… A de nombreux endroits, la route est réduite à une voie. Entre Fort de France et Saint-Joseph, nous effectuons un slalom entre les arbres et les voitures car le passage est réduit et les files de véhicules s’engouffrent dans les deux sens. Chez nos amis, pas de gros dégâts, mais les arbres ont été arrachés (manguier – citronnier) et il n’y a toujours ni eau ni électricité.
Dimanche 19
Nous allons faire quelques courses à Rivière-Salée. Heureusement, grâce aux provisions de prévision, nous ne manquons de rien de vital : le magasin est en effet quasiment vide et en tout état de cause vide de pain et de viande, de sucre et de riz. Environ 80 personnes font la queue pour un bout de pain qu’ils n’auront pas, autant créent un bouchon à la station du coin, alors que rien n’indique qu’il manquera de l’essence… En fin d’après-midi, nous partons à pied pour la Pointe du Bout. Ilëan propose de déguster crêpe ou salade…. Dans un établissement qu’il connaît bien ! Et puisqu’il invite, c’est avec grand plaisir. Merci Ilëan !
Lundi 20
Je dois passer au bureau, quelques comptes-rendus sont en effet de rigueur, et je souhaite m’enquérir du moral des troupes. Pas de gros dégâts, seules les contraintes du manque de courant et d’eau, pour certains. Jau retour, je suis accueilli par un excellent poulet sauce moutarde. Re-merci Ilëan ! L’après-midi, je continue mais cette fois à domicile. Ilëan, manie la console…
Mardi 21
Nous partons en balade dans le Sud-Caraïbe. Nous passons aux Anses d’Arlet, au Diamant, à Rivière-Pilote où nous montons au morne Ica pour admirer la superbe vue sur le cul-de-sac-du Marin. Nous rentrons en fin d’après-midi via La Mauny et Petit Bourg, à travers la Martinique profonde.
Mercredi 22
Nous avons des invités. Huit à table ! Et Ilëan en profite pour fêter son départ : il nous prépare de magnifiques bavettes au Roquefort, avec cuisson au goût de chacun, riz pilaf et pommes sautées. Délicieux ! Tout comme son gâteau au chocolat qui clôturait le festin. Très modestement, j’avais juste préparé du melon au Porto et chosi un excellent Cahors, à la hauteur de la qualité de la cuisine. Ilëan a reçu d’unanimes félicitations, amplement méritées.
Jeudi 23
Jour de départ. Il faut bien ! Nous préparons la valise et partons à l’aéroport dès le matin pour enregistrer, histoire de ne pas perdre de temps. Nous y passons une heure et demie tout de même. L’idée d’Air France aurait pu être bonne… s’ils avaient prévu de mettre du personnel en nombre suffisant dès le matin ! Enfin… La journée se passe, doucement. L’après-midi, nous partons à 16H30 pour l’aéroport et à l’heure prévue, dans son Boeing 777, Ilëan s’envole.
1. ilean Le 28/09/2007 à 13:55
genial c'est super precis
Dernière mise à jour de cette page le 04/09/2007