CANCER DU COEUR

Je vomis mes tripes alors que je voudrais vomir la vie. Celle que l’on m’a donnée mais qui n’est que souffrances, plus cruelles chaque jour.
Le cancer du cœur. L’amour. Celui qu’on attrape le plus facilement. Celui dont les métastases vous apportent la volupté d’un baiser, la douceur d’un câlin, l’arnaque d’un orgasme.
Va chier, amour de merde.
Je picole les alcools les plus forts en autant de chimios qui ne provoquent que la calvitie d’une poitrine ensanglantée par les couteaux que tu m’enfonces en plein cœur, ce con qui, têtu ou mécanique, persiste à ne battre que pour toi.
Je vomis ces intestins qui las de se nouer sous le joug de ta haine s’échappent en vers grouillants sur la dalle glaciale d’un amour sacrifié.
Je pue autant que tes parfums sont envoûtants, moi qui voulais sentir l’amour, je pue la mort.
Et puisque j’ai froid, j’espère, je prie, désespérément pour que tu viennes me réchauffer d’un tout petit sourire.
Et puisque j’ai froid, tu viens, un sourire sur les lèvres, un sourire dans les yeux.
Mais c’est le sourire sadique du bourreau qui vient m’infliger ma peine de mort quotidienne et tel Sisyphe sur son rocher, je suis enchaîné à ce lit, j’attends cette saloperie de mort qui refuse de me libérer, alors que déjà la pourriture et la vermine ont commencé de me grignoter.

Amour. Cancer. Putréfaction.

Ainsi va la vie…

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