L'ECOLE DES MERVEILLES

L'ECOLE DES MERVEILLES


Comme elle est mignonne cette petite Émilie. Et si sage. Surtout quand elle regarde son émission de télévision favorite...

En participation à l'anthologie « Mensonges et boniments » du collectif d'auteurs Dix de Plume

 


En lecture directe sur Calaméo : http://fr.calameo.com/books/00001230781c2045f4e69

Extrait :

Le soleil brille au cœur d'un ciel uniformément bleu. Une rutilante voiture de sport s'arrête juste devant le portail de l'école. Une charmante jeune femme, très souriante et très élégante dans sa jolie robe violette en descend. Martine s'approche et les deux femmes s'embrassent, tandis que Marinette et Philibert, vifs comme l'éclair, leur cartable dans le dos, ont déjà rejoint leurs amis autour des balançoires. Leur arrivée est fêtée par une salve de cris de joie. Poupouce, le caniche nain de Marinette et Philibert est lui aussi descendu de la voiture. Comme chaque matin, il se précipite vers son ami Tobby, et comme chaque matin ils se reniflent en remuant la queue. Un oiseau multicolore virevolte en pépiant au-dessus des jeunes femmes pour leur souhaiter une bonne journée. Mais l'heure tourne et la maman de nos héros doit se dépêcher car il lui faut être à l'heure au travail. Elle salue Martine et reprend le volant. Poupouce qui connait le chemin par cœur rentrera seul, sans oublier de prendre le journal en chemin. Bien serré entre les dents, le chien le ramènera fièrement au Papi qui l'attend impatiemment, assis dans l'immense fauteuil du salon.
Ce matin, Martine donne un cours de géographie. Tandis qu'elle les indique du bout de sa longue règle plate, les enfants, tous en chœur, nomment consciencieusement les principaux fleuves du pays : « La - Loire !».... « La - Seine ! » Mais déjà, Firmin, le brave concierge de l'école des Merveilles agite la vieille cloche de cuivre qui a libéré bien des générations d'écoliers. C'est la récré !
- Vous rangez correctement vos cahiers dans les casiers, puis vous sortez doucement et sans bruit ! dit Martine inutilement. En effet, les enfants se sont déjà précipités en criant vers la cour, précédés de Tobby qui jappe avec frénésie, tant il adore lui aussi la récréation. Tandis que les enfants jouent, rient, courent, s'attrapent, Martine aperçoit Léna qui semble se cacher derrière l'immense platane. La petite fille pleure à chaudes larmes. C'est qu'il en a connu des chagrins le platane centenaire ! Mais rien ce matin ne semble pouvoir consoler Léna. Martine s'approche :
- Eh bien Léna, que t'arrive-t-il ? Pourquoi pleures-tu ?
- C'est Philibert, répond-elle simplement entre deux sanglots.
- Qu'est ce qu'il t'a fait Philibert ? s'enquiert l'institutrice.
- Il m'a tiré les cheveux ! C'est un méchant ! Et les larmes de couler de plus belle.
- Alors il sera puni, ne t'inquiète pas.
La sentence prononcée a un effet magique. Léna se relève et, d'un pas décidé, elle se rue sur Philibert. La colère a remplacé les larmes :
- Voilà, bien fait pour toi ! Tu seras puni !
Philibert ne comprend pas ce qui se passe. Interloqué, il ouvre la bouche pour toute réponse. Pas un son n'en sort. Martine s'approche de lui et effectivement lui annonce que pour avoir violemment tiré les cheveux de Léna, il sera privé de récréation jusqu'à la fin de la semaine et devra faire des exercices de conjugaison pendant que ses amis s'amusent.
Cette fois Philibert tente une défense :
- Mais je n'ai rien fait, Maîtresse ! Je vous jure !

 

 

 

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